Comprendre l'automutilation !

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Comprendre l'automutilation !

Message par petus le 27/9/2006, 2:03 pm

Bonjour ,
J'ai trouvé une documentation pour bien comprendre ce phénomène , qui tourne en cercle vicieux ! Comment comprendre ceux qui se mutilent !
voici le lien :
http://www.canadian-health-network.ca/servlet/ContentServer?cid=1140963343455&pagename=CHN-RCS/CHNResource/CHNResourcePageTemplate&c=CHNResource


Les jeunes et l'automutilation


Mise en garde : Le présent article contient des renseignements délicats sur l'automutilation pouvant être troublants pour certaines personnes.

L'automutilation est un terme très large qui désigne des actes commis délibérément dans le but de se blesser. On parle également de blessures volontaires ou de sévices auto-infligés.

L'automutilation se présente sous diverses formes :

se couper ou se brûler la peau
se gratter jusqu'au sang
empêcher les blessures de guérir en enlevant les croûtes sur la peau
se casser les os en les frappant constamment
se frapper jusqu'à provoquer des ecchymoses
consommer des produits toxiques.

TEMOIGNAGE

Au début, je me faisais mal seulement lorsque j'étais fâchée ou troublée. C'était le moyen que j'avais trouvé pour me libérer de ma colère. Mais maintenant, je m'inflige des blessures tous les jours avec tout ce qui me tombe sous la main. Je ne peux pas vraiment décrire mes émotions. Tout ce que je sais, que c'est moi qui ai le contrôle total de la situation... personne n'a un mot à dire là-dessus. J'essaie de cacher ce que je fais, parce que j'ai honte. Les chemises à manche longue sont devenus mes meilleures amies. [Traduction - Lire l'article en anglais]
Remarque : Ces témoignages sont tirés de la version anglaise du site Jeunesse, J'écoute et sont accompagnés d'une réponse d'un conseiller.


Difficile à évaluer

L'automutilation est un comportement très privé. Les personnes qui la pratiquent arrivent généralement à très bien cacher leur secret, même des gens qui les entourent. En règle générale, elles s'infligent des blessures sur les parties du corps non visibles ou faciles à dissimuler.

Comme il est très rare que les personnes qui commettent ces actes se fassent soigner par un professionnel de la santé, il est difficile d'en évaluer l'étendue au Canada. À l'heure actuelle, on estime que moins de 1 % de la population se livre à ce genre de comportement.

Il n'existe aucun profil typique ni de traits communs. L'automutilation touche les gens de toutes les races, de tous les niveaux d'instruction et de toutes les classes sociales. Elle semble toutefois être plus courante parmi les jeunes femmes. On se préoccupe également beaucoup des jeunes étant donné que ce comportement apparaît généralement au moment de la puberté et de l'adolescence (environ à 14 ans) et semble s'aggraver entre l'âge de 16 et 25 ans. Les épisodes d'automutilation peuvent durer pendant des années, même jusqu'à un âge adulte avancé.

Qu'est-ce qui pousse les gens à s'infliger de telles souffrances?

Il peut être difficile pour une personne qui ne pratique pas l'automutilation de comprendre ce qui pousse quelqu'un à s'infliger des blessures volontairement. L'automutilation est une stratégie d'adaptation (malsaine d'ailleurs), un moyen de composer avec de grandes souffrances, une dissociation intense ou un sentiment d'invalidation et d'isolement.

Certains se blessent pour extérioriser leur douleur profonde ou pour attribuer une sensation quelconque à l'engourdissement interne qu'ils ressentent.

La source peut remonter à l'enfance, à la suite d'abus sexuel ou physique ou après avoir grandi dans un milieu qui ne leur permettait pas d'exprimer librement leurs sentiments, en particulier leur peine et leur colère. Ces personnes peuvent également souffrir de troubles de l'alimentation, de toxicomanie ou de dépression.

TEMOIGNAGE

Il y a environ deux ou trois mois, j'ai commencé à me faire mal pour la première fois parce que j'étais déprimée. Après, je me suis sentie mieux et ça ne m'a pas fait peur… j'ai aimé le fait de sentir quelque chose. J'ai donc commencé à me faire mal plus souvent. Maintenant, chaque fois que j'ai vraiment peur de quelque chose (en général de l'école ou de mes parents), je me fais des blessures. [Traduction - Lire l'article en anglais]

Ce n'est pas une tentative de suicide

Ces personnes ne veulent pas se suicider. Elles se blessent pour pouvoir continuer de vivre, pour se soulager ou pour ressentir quelque chose lorsqu'elles sont aux prises à des émotions accablantes ou un sentiment de dissociation intense. La personne qui tente de se suicider veut en finir avec la vie alors que celle qui se blesse volontairement veut soulager ses émotions. Cela dit, certaines personnes qui pratiquent l'automutilation peuvent avoir des tendances suicidaires.

Après une séance d'automutilation, la plupart des personnes avouent se sentir calmes et soulagées. Ce sentiment n'est toutefois que passager et lorsque se présente un autre élément déclencheur (une situation, un incident ou un souvenir stressant), elles risquent de recommencer le cycle.

Étant donné que l'automutilation ne les soulage que temporairement, certaines personnes en deviennent dépendantes. Certaines s'habituent à la douleur et doivent intensifier les blessures pour obtenir l'apaisement qu'elles recherchent.

TEMOIGNAGE

Je me déteste à un point tel que je m'inflige des blessures. C'est comme une drogue qui m'aide à me détendre et à continuer à vivre... c'est comme si j'étais née comme ça... Je me fais mal parce que c'est le seul moyen que j'ai pour libérer la douleur que je ressens à l'intérieur... Je déteste le fait que les autres peuvent m'intimider à ce point... Je ne montre pas mes sentiments, je les garde à l'intérieur jusqu'à ce que je ne puisse plus les contenir. [Traduction - Lire l'article en anglais]

Un comportement difficile à comprendre

La réaction des autres aggrave parfois la situation. Certaines victimes ont remarqué que les gens étaient parfois confus, dédaigneux et tentaient même de les éviter. Craignant ce genre de réaction et ne voulant pas être jugées, elles hésitent donc à consulter un professionnel de la santé.

TEMOIGNAGE

J'ai commencé à me faire mal à l'âge de 12 ans. J'en ai maintenant 16. Je ne peux plus m'arrêter. L'an dernier, j'ai dit à ma mère que j'avais besoin d'aide, mais elle ne m'a pas écoutée et nous n'en n'avons plus jamais reparlé. J'ai beaucoup de difficulté à en parler et j'ai besoin d'aide. La situation empire chaque année. J'ai pris un rendez-vous chez mon médecin pour lui dire ce que je ressentais, mais une fois arrivée, j'ai eu peur et j'étais trop gênée pour dire quoi que ce soit. Je ne sais pas quoi faire, par où commencer et quoi dire. [Traduction - Lire l'article en anglais]

Les causes sous-jacentes - la clé de la guérison

Dans bien des cas, le pas le plus difficile à franchir pour les victimes de ce comportement est de demander de l'aide.

Puisque l'automutilation est une stratégie d'adaptation, il est important d'en déceler les causes sous-jacentes si l'on veut réussir à modifier le comportement. En s'attardant uniquement au geste, on n'apprend pas à la personne à maîtriser ses problèmes.

Un bon traitement aidera donc la victime à exprimer ses émotions et ses besoins autrement, à mieux contenir ses émotions intenses et à reconnaître les éléments déclencheurs pour qu'elle puisse les minimiser, les éviter ou les contourner.

Un bon thérapeute traitera les problèmes sous-jacents et amènera la personne à trouver d'autres moyens d'échapper au comportement destructeur : on lui apprendra à concentrer son attention sur autre chose, à serrer des glaçons dans les mains, à peindre ou à dessiner.

Quoi faire si l'on soupçonne un cas d'automutilation

Si vous vous doutez qu'un ami, une copine, un fils, une fille ou encore un collègue de travail s'inflige des blessures volontairement, renseignez-vous d'abord sur le sujet pour que vous puissiez comprendre les raisons qui poussent cette personne à agir ainsi. Il importe que vous fassiez preuve de compassion et que vous évitiez à tout prix de la critiquer ou de la juger.

Si vous en comprenez les raisons, vous serez peut-être moins consterné par son comportement et pourrez lui porter une oreille attentive. Il existe d'excellents sites Web offrant des renseignements à ce sujet ainsi que des témoignages de personnes aux prises avec ce problème.

Étapes à suivre pour venir en aide à une victime d'automutilation

Renseignez-vous sur l'automutilation avant de parler à la personne.
Ne la jugez pas.
Offrez-lui votre appui et validez ses sentiments.
Laissez-la parler des sujets qui la mettent à l'aise.
N'insistez pas pour obtenir plus de détails si la personne semble réticente à parler de son problème.
Essayez de lui faire comprendre qu'elle a le contrôle sur son corps, son esprit et sa vie.
Offrez-lui de l'aider à trouver un professionnel de la santé mentale.
Bien que l'automutilation soit une stratégie d'adaptation extrême, ce n'est qu'un moyen de passer à travers les périodes stressantes. Pour de nombreuses personnes, les épisodes s'échelonnent sur cinq à dix ans. Avec l'aide adéquate, les jeunes arrivent à abandonner ce geste au fur et à mesure qu'ils vieillissent et qu'ils apprennent à adopter des comportements plus sains pour maîtriser leurs problèmes.

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