Les viols et l'inceste !

Aller en bas

Les viols et l'inceste !

Message par petus le 12/9/2006, 12:44 pm

Vous avez été victime de viol? Vous n'êtes pas coupable


Quoi qu'il se soit passé, ce n'est pas votre faute


Les victimes d'agression sexuelle ne sont généralement pas aptes à réfléchir à ce qui leur est arrivé. La culpabilité les empêche de comprendre qu'elles sont à 100 % des victimes. D'accord, être une victime n'est pas une idée facile, mais c'est ce qu'il faut comprendre pour revenir à la vie.
Parfois, la culpabilité est si forte qu'il n'est même plus possible de se rendre compte que ce sentiment de culpabilité est là, et bien là.

La culpabilité fait que la victime trouve des prétextes à sa culpabilité:
- Je n'ai pas dit "Non".
- Je n'ai pas appelé au secours.
- Je ne me suis pas débattue.
- Etc... Je ne peux pas faire une liste, elle serait trop longue, car il y a trop de cas différents.


Il n'y a qu'une chose à dire: si vous ne vouliez pas, personne n'avait le droit de vous forcer !


Après un viol, c'est l'esprit qui ne cicatrise pas
Un intrus pénètre votre corps sans votre désir de le voir faire et vous croyez que vous n'êtes plus rien




Un viol peut se produire alors que vous allez tranquillement chercher du pain, l'agression se produit et votre vie bascule.
La personne qui a subi un viol se croit coupable: "Pourquoi étais-je à cet endroit, à ce moment-là? Pourquoi ne suis-je pas partie en courrant tout de suite? Pourquoi personne ne m'a défendu(e)?
POURQUOI MOI ?
Le viol est ressenti comme une punition, comme une peine, comme si d'une certaine manière, c'était mérité. Alors la victime, très souvent se tait. La victime se laisse mourir comme si la salissure ressentie ne laissait plus droit à la vie. Se laisser mourir peut durer toute une vie...


Je ne tiens pas à trop développer le sujet des viols commis par un agresseur inconnu. Je n'ai jamais subi ce genre d'agression et risque donc de me tromper dans mes propos. Il me parait plus juste de parler de ce que je connais:


Les viols à domicile


Si le violeur fait partie de l'entourage, il se sent protégé



Les malades mentaux sont partout. Partout ne veut pas dire partout dans les rues ou dans les lieux publics.
Partout veut dire: à l'école (un élève, un surveillant, une prof...), sur votre lieu de travail (un client, une collègue, la personne qui vous emploie...), dans votre entourage (un voisin, une vague connaissance, un ami...), dans votre famille (un cousin, une tante, le grand-père...), chez vous (un frère, une sœur, l'un des parents, une personne que vous invitez ou hébergez...).


J'ai été violée par un pervers, c'est donc ce sujet que je vais développer. Il existe grand nombre de maladies mentales. J'écris en me basant sur mon histoire, il ne s'agit pas de tous les cas.


Si la personne violée se sent coupable, la personne qui viole ne se sent pas coupable


La victime a peur des jugements, le violeur s'en lave les mains


Il existe des violeurs, qui une fois leurs actes commis ressentent de la culpabilité et des regrets. N'ayant pas d'informations sur ce sujet, je ne puis l'aborder.

Lorsque dans un magasin vous voyez un objet qui vous plait mais qui vous semble trop cher, vous avez envie de le voler (rien de plus normal), mais vous ne le faites pas. Pourquoi? Parce que vous avez peur de vous faire prendre en flagrant délit (oui), parce que les vigiles ont une renommée de brutes (oui), parce que vous avez peur des conséquences (oui), parce que vous vous sentiriez coupable? : OUI !!!
Mais si vous êtes un pervers, vous ne vous sentirez pas coupable, si vous êtes un pervers, la culpabilité est un sentiment qui vous est inconnu.



Qu'est ce qu'un pervers?


Sans culpabilité ni remord, le pervers est libre
C'est simple à comprendre mais très difficile à imaginer. Un pervers ne se sent jamais coupable (comme les sadiques), ils savent ce qui est permis ou interdit, mais ne ressentent pas de culpabilité lorsqu'ils franchissent les interdits.
Les pervers ressentent de grands plaisirs lorsqu'ils voient quelqu'un souffrir. C'est la souffrance (physique et / ou morale) de l'autre qui provoque en eux un plaisir dénué de toute culpabilité.











Homme ou femme, les pervers prennent tout et ne laissent rien

Qu'ils violent, qu'ils torturent, qu'ils détruisent ou qu'ils se contentent de faire des sales coups en douce, tous les pervers sont des manipulateurs.
Les pervers sont de très bons acteurs, ils sont très difficiles à repérer.
Ils peuvent vous faire croire à leur douleur tout en se réjouissant de la votre.
Personne ne peut lutter seul contre un pervers.
La seule façon de les combattre est de s'en éloigner.


Voici mon histoire, une histoire de viols
C'est une histoire qui malheureusement n'a rien d'original


TEMOIGNAGE:

J'étais une petite fille qui se croyait coupable. Il y avait chez moi, dans ma famille, un frère que je n'aimais pas. Il m'avait toujours fait du mal, de différentes manières, et je ne pouvais pas me défendre car mes parents se mettaient toujours de son côté.
Comme mes plaintes passaient systématiquement pour des mensonges, je n'osais plus rien dire. Je me sentais coupable de ne pas aimer ce frère, une vieille dame m'avait promis l'enfer. Avec cette peur inconsciente, je me sentais coupable pour tout, et tout le temps.
Lorsqu'il me viola pour la première fois, j'avais neuf ans et ne compris absolument rien. Le fait de me dire que si j'en parlais, les rôles allaient être encore inversés, et que je passerai encore pour le bourreau et lui la victime, joua énormément.
Mes parents étaient aveugles, ils ne voyaient pas que mon frère avait des comportements hors norme et que se sentant protégé, rien ne l'empêchait de continuer.
Mes parents ne virent rien non plus chez moi. Ils ne voyaient pas que je ne parlais plus, que j'étais tout le temps recroquevillée dans un coin, que je ne participais à rien, que jamais je ne m'enthousiasmais pour quoi que ce soit.
J'ai subi les viols de neuf ans à dix huit ans. Et, à la majorité, je suis partie de chez moi sans que personne comprenne pourquoi. A l'époque, je ne comprenais pas moi-même.



Ne pas avoir pu se défendre ne veut pas dire qu'il n'y a pas eu viol


La peur, la honte, la culpabilité, la surprise... provoquent la paralysie


Se défendre n'est pas chose facile, dans la vie quotidienne, une remarque désagréable ou une insulte lancée sans raison peut vous laisser sans réaction immédiate, alors une agression sexuelle... Ne pas crier, ne pas appeler au secours, ne pas se débattre et ne pas frapper l'adversaire ne veulent pas dire être d'accord.
Un viol est un acte si atroce et si difficile à admettre par la personne qui le subit, que la peur peut très bien provoquer des paralysies.




Les gens sont aveugles.


Les victimes ne sont pas les personnes qui se cachent le plus



Si mes parents n'ont rien vu et ne se sont même pas douté de quoi que ce soit, c'est que la vérité leur aurait fait trop de mal, alors ils ont préféré se cacher et croire que tout allait bien, à part quelques problèmes de la vie quotidienne, comme chez tout le monde.
Mais que se passe t'il chez tout le monde?

Il est bien plus simple de dire d'un enfant ou d'un jeune: "Il veut faire son intéressant, elle veut se faire remarquer!", que de se poser ces questions : "Mais qu'est ce qui le gêne? Qu'est ce qui la perturbe?".
Peut être que les réponses font trop peur pour que les gens se risquent à se poser les bonnes questions.


J'étais mimi à cet âge.... je me croyais très moche.

Et très précoce, je savais déjà plein de choses sur le sexe : que ça faisait mal, que c'était sale, que c'était interdit, que ça rongeait et que ça tuait, mais surtout, que ce n'était pas de mon âge.

Les enfants victimes d'agressions sexuelles ressemblent aux autres, mais peut être, avec un autre regard...


Ceci est est un témoignage d'Alixe Loane qui maintenant aide dans l'association COLLECTIF FEMINISTE CONTRE LE VIOL,
VIOLS FEMMES INFORMATIONS, S.O.S. VIOL

Je vous donne le lien du site d'Alixe ! http://alixe.loane.free.fr


Dernière édition par le 6/10/2007, 7:48 pm, édité 1 fois

_________________
http://cendrinelemaire.neuf.fr/

Celui qui n'as pas traversé l'autre rive, ne doit pas se moquer de celui qui se noie ! (Alpha Blondy)
avatar
petus

Féminin
Nombre de messages : 638
Age : 48
Localisation : france
Loisirs : sport (karaté), tableaux carton mousse , objet en perles etc....
Date d'inscription : 03/09/2006

Voir le profil de l'utilisateur http://sos-aide-victimes.discutforum.com

Revenir en haut Aller en bas

Où commence l’inceste ?

Message par Manon le 6/10/2007, 1:08 am

L’inceste ne se limite pas au viol génital. Certaines situations ambiguës sont tout aussi destructrices. La victime ne peut mettre de mots sur sa souffrance.

Claude Halmos


C’est vrai que mon père s’arrangeait toujours pour entrer dans la salle de bains quand je m’y trouvais… C’est vrai que je ne supportais pas la façon dont il regardait mes seins… Mais quand même, il ne faut pas exagérer, il ne m’a jamais violée ! "

Les déclarations de ce genre, les psychanalystes les connaissent bien, les médecins généralistes et les gynécologues aussi.
Et tous savent à quel point il est important qu’ils réagissent à l’énoncé de tels propos. Car le " soignant " qui, face à ce " il ne m’a pas violée ", se tairait, se trouverait, quoiqu’il en veuille, en position d’apporter sa caution à une idée redoutable : celle selon laquelle l’inceste ne commencerait qu’au viol génital. Une idée à laquelle bien des " patientes " s’accrochent, parce qu’elle leur permet d’exorciser leur angoisse : " Mais non, mon père n’était pas incestueux. " Mais qui les laisse sans repères pour décrypter leur souffrance.

Ces femmes sont d’ailleurs d’autant plus attachées à leurs convictions que celles-ci font l’objet d’un certain consensus. En effet, malgré tout ce qui peut se dire et s’écrire sur le sujet, le public a encore majoritairement comme représentation de l’inceste celle de relations sexuelles entre un père et sa fille.

Dans la réalité, les choses sont autrement plus complexes. Car si l’inceste ne commence pas au viol génital, il ne se limite pas non plus aux relations père-fille.

– Les pères ne sont pas les seuls " abuseurs ". Le sont également des mères, des oncles, des grands-pères, des beaux-pères, des amis intimes de la famille.

– On oublie aussi trop souvent l’inceste entre frère et sœur, qui fait beaucoup plus de ravages qu’on ne le croit.

– L’inceste n’est pas forcément hétérosexuel : il peut être également homosexuel (mère-fille, père-fils).

– Il ne touche pas seulement les enfants " grands ", mais aussi les " petits " – les enfants de moins de 5 ans –, et parfois même les bébés.


Les actes incestueux sont, eux aussi, multiples. Si l’on peut, en effet, violer le sexe ou l’anus d’un enfant, on peut également utiliser sa bouche, sa main, sa peau – en se masturbant sur elle, par exemple –, son regard en s’exhibant devant lui ou en le faisant assister à des scènes sexuelles, ses oreilles en faisant en sorte qu’il
entende les bruits de la chambre parentale, son corps entier, ses émotions et sa sexualité en faisant de lui le " partenaire " de jeux sexuels d’adultes.

Tous ces actes qui n’impliquent pas le viol génital sont pratiqués d’autant plus fréquemment par les parents incestueux que, s’ils laissent dans le psychisme de l’enfant et dans sa sensibilité corporelle des traces indélébiles, ils laissent en revanche son corps indemne de toute " marque " pouvant servir de preuve en justice.

Les “climats incestueux”

Mais l’inceste ne se limite pas non plus à cette longue liste d’actes, car, à côté de l’inceste que l’on peut dire " avéré ", il existe tout ce que l’on a coutume de regrouper sous le terme de " climat incestueux ". C’est-à-dire toute une série de comportements – gestes, attitudes, regards, etc. – qui provoquent chez l’enfant ou l’adolescent malaise et angoisse sans qu’il puisse vraiment situer les causes de son mal-être.

De ces " climats incestueux ", on pense souvent qu’ils sont " moins graves ". C’est une erreur : ils sont, en fait, extrêmement destructeurs. Leur caractère flou et imprécis les rend " sans limites ", sans contours définis. L’enfant, et plus tard l’adulte, ne peut donc pas dire : " On m’a fait ça " et se reconnaître, avec un sentiment de légitimité, victime. D’autant que, s’il interpelle l’adulte, celui-ci peut toujours nier : " Mais enfin tu rêves ! Qu’est-ce que tu vas chercher ? ", ou même lui " retourner le compliment " : " Tu as vraiment l’esprit mal placé ! "

De ce fait, ces " climats incestueux " se présentent toujours, en analyse, comme des pièges parfaitement verrouillés. Comment les ouvrir ? En comprenant qu’un certain nombre de critères permettent de définir ces situations.


A suivre........

Via le site http://www.psychologies.com


Manon
avatar
Manon

Féminin
Nombre de messages : 88
Age : 69
Localisation : Dordogne
Date d'inscription : 20/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Où commence l’inceste ? suite

Message par Manon le 6/10/2007, 1:13 am

Une érotisation de la relation

Le premier de ces critères est celui de l’érotisation de la relation parents-enfants : les sentiments qui les unissent ne sont pas chastes. Ils sont fortement teintés de sexualité. Et ce, sans que les uns et les autres en soient forcément conscients.

Cela peut être le fait de parents qui répètent, ainsi, une enfance dans laquelle l’interdit de l’inceste n’a pas été clairement posé. Ils savent consciemment que leur enfant ne peut être pour eux un objet sexuel mais, inconsciemment, ils l’ignorent ou le refusent. Cela donne, par exemple, des pères dont l’attitude face à leur fille est ambiguë. Le désir n’est pas totalement absent des regards qu’ils portent sur elle. Les baisers ont tendance à glisser de la joue à la bouche, les mains à s’attarder, etc.

Mais cela donne aussi bien des mères qui jouent les coquettes avec leur fils adolescent, essayant leurs robes devant lui et cherchant manifestement à provoquer chez lui une " admiration " qui les " narcissise ", qu’elles ne trouvent pas ou ne cherchent pas ailleurs.


De la même façon, on reste parfois dubitatif devant le récit de certaines " bagarres " entre pères et fils. Dans des familles où ce corps à corps quotidien et sans mots – " Ils se roulent tout le temps par terre tous les deux, ils adorent ça ! " dit la mère – n’est manifestement pas un jeu occasionnel, mais le seul mode de relations que pratiquent les deux protagonistes. On reste dubitatif, car on est fondé à se demander quels émois – peut-être éprouvés jadis à l’adolescence – le père recherche, inconsciemment, dans ces joutes qui sont, de toute façon, toujours érotiques pour un enfant. Tous les patients adultes qui racontent ce genre de souvenirs en témoignent.


Les " climats incestueux " se définissent également par une série de " non-séparations ". Pour que l’interdit de l’inceste soit effectif, il faut, en effet, que le but de l’éducation donnée aux enfants soit leur sortie de la famille : " Quand tu seras grand, tu ne vivras plus avec nous. Tu auras une femme (ou un mari), une maison, un travail, etc. "
La mise en place de ce projet peut rencontrer des obstacles, car quitter sa famille – passer du " dedans " au " dehors " – implique qu’elle soit " quittable ", c’est-à-dire que le " dehors " n’ait pas été présenté comme si terrifiant qu’il soit impossible de l’affronter, et que l’on n’ait pas, en le rejoignant, l’impression que l’on détruit le " dedans " : les parents. De ce point de vue, ceux d’entre eux qui utilisent leurs enfants pour compenser les manques de leur vie rendent l’opération particulièrement difficile.

De la non-séparation des corps…

Mais pour effectuer le passage, il faut aussi que la façon dont il s’est structuré dans la famille donne à l’enfant la disposition de lui-même. C’est-à-dire lui permette de se sentir " un ", séparé des autres, " individualisé ", conscient de ses limites aussi bien corporelles que psychiques – " Je pense cela, je veux cela " –, reconnu et respecté comme tel par ses proches.

Un tel statut n’est pas possible dans toutes les familles. Certaines, en effet, ne fonctionnent pas comme un groupe d’individus séparés, vivant ensemble – et ayant plaisir à le faire –, mais comme un magma compact où tout colle avec tout, où chacun n’est pas " lui ", mais un morceau – indéfini – de l’ensemble. Dans ces familles, les " non-séparations " sont repérables à plusieurs niveaux :

– au niveau des corps : comme dans cette famille de quatre personnes où il n’y avait dans la salle de bains que deux serviettes, dont l’utilisation était précisément réglementée. L’une devait servir pour le " haut " – le haut du corps – de tout le monde (parents et enfants). L’autre pour le " bas " – le bas du corps – également de tout le monde. Dans cette famille – où ni le manque de moyens ni le manque d’hygiène ne pouvaient expliquer cette particularité –, le collage des corps entre eux et la promiscuité des sexes étaient organisés… par serviettes interposées.

– au niveau des intimités : c’est le cas des familles où l’on ne ferme ni la porte des WC ni celle de la salle de bains. Tout peut être vu en permanence par tout le monde. Les sensations corporelles et la construction du sentiment de soi sont parasitées par cette intrusion permanente du regard. D’autant plus ravageante pour l’enfant qu’il la ressent toujours comme l’effet d’un désir de ces parents : " S’ils ne ferment pas les portes, c’est qu’ils ont du plaisir à me regarder et à ce que je les regarde. "

- au niveau des têtes : lorsque les parents s’acharnent à vouloir tout savoir de leur enfant. Ils ne lui autorisent aucune " vie privée " : ils épient ses conversations, ouvrent son courrier, etc. L’enfant se trouve d’autant plus " possédé " – dans tous les sens du mot – par eux que, dans ce système, ne pas " tout dire " est assimilé à un mensonge.


Enfin, la non-séparation des sexualités peut se faire par les mots, l’adulte faisant de l’enfant le confident de ses aventures, par exemple. Mais aussi par des actes quand l’enfant est (situation déjà évoquée) témoin – par les yeux ou les oreilles – de la sexualité de ses parents. Et la situation est pour lui ravageante. D’abord parce qu’il finit toujours par guetter ce qui se passe et s’en sent coupable. Et surtout parce que, utilisant ce qu’il voit ou entend pour sa propre sexualité – c’est souvent une source d’excitation avec laquelle il se masturbe –, il devient, à distance, le partenaire sexuel de ses parents.


A suivre........

Via le site http://www.psychologies.com


Manon
avatar
Manon

Féminin
Nombre de messages : 88
Age : 69
Localisation : Dordogne
Date d'inscription : 20/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Où commence l’inceste ? fin

Message par Manon le 6/10/2007, 1:18 am

à la non-différenciation des sexes

A côté de ces " non-séparations ", on trouve également, à l’origine des climats incestueux, une série de " non-différenciations " symboliques. Celles-ci peuvent concerner :

– les générations, le passage de l’une à l’autre n’étant pas clairement situé. L’enfant voit, par exemple, sa grand-mère paternelle rivaliser avec sa mère à propos de son éducation ou de la décoration de la maison ; ou le père drague les petites amies de son fils, etc.

– la place de chacun. L’enfant dort avec l’un de ses parents pendant que l’autre est relégué sur le canapé, il participe à toutes les conversations d’adultes et, parfois même, régente la maison, etc.

– les sexes : l’adolescent utilise sa mère – qui l’accepte – comme confidente, " conseillère ", voire complice, de ses aventures sentimentales. La fille va acheter ses soutiens-gorge avec son père, sur ordre de maman… trop occupée pour l’accompagner, etc.

L’inceste – sous la forme, en tout cas, du " climat incestueux " – n’est donc pas le seul apanage de quelques monstres égarés. Des centaines d’hommes et de femmes témoignent tous les jours, en analyse, de la façon dont il est venu arrêter le cours de leur existence. Car l’inceste agit sur la vie de la même façon que le froid sur le sang : il la bloque, il la fige.
Pourquoi, néanmoins, le dit-on et, surtout, le sait-on si peu ? Parce que reconnaître cette douloureuse vérité impliquerait que l’on admette trois idées :

– la " répétition " existe.

– la sexualité infantile existe.

– il n’est facile, pour aucun parent, de renoncer à la " possession " de son enfant.

Si l’on acceptait ces trois idées dérangeantes mais salutaires, ces trois idées héritées de l’enseignement de la psychanalyse, on serait sans doute plus à même de donner des repères aux parents et de protéger les enfants. Plus à même de mettre des limites au malheur.

LORSQUE L’ENFANT PROVOQUE

L’enfant cherche toujours inconsciemment – et Freud le souligne – à érotiser sa relation aux adultes. Certains, par exemple, refusent de se laver seul, alors qu’ils savent le faire, parce que l’aide de maman sous la douche à valeur de caresse. D’autres multiplient les " câlins " au-delà du raisonnable en faisant, au besoin, croire à leurs mères culpabilisées qu’ils souffrent d’un manque d’affection. Et, bien sûr, jouent gagnants si la mère en a souffert elle-même dans son enfance, etc.

Cette érotisation de la relation n’a rien de pathologique : l’enfant a envie d’être " tout " pour l’adulte et de tirer de lui, comme de tout ce qui l’entoure, le plus de plaisir possible. Cela fait partie de son développement normal et il ne peut, seul, se mettre des limites. C’est aux adultes de le faire. S’ils ne le font pas, l’enfant devient maître du jeu et trouve tous les moyens pour parvenir à ses fins.


Claude Halmos
octobre 2001

Via le site http://www.psychologies.com


Manon
avatar
Manon

Féminin
Nombre de messages : 88
Age : 69
Localisation : Dordogne
Date d'inscription : 20/09/2007

Voir le profil de l'utilisateur

Revenir en haut Aller en bas

Re: Les viols et l'inceste !

Message par Contenu sponsorisé


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Revenir en haut


 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum